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Rhône-Alpes fait son cinéma
 

Rhône-Alpes, avec Lyon comme berceau du cinéma, est à un tournant majeur de sa croissance dans le secteur du cinéma et l’audiovisuel. Les professionnels et les partenaires publics réussiront-ils à constituer une filière visible et dynamique ? Le magazine Entreprises en Rhône-Alpes s’est penché sur le sujet dans son dernier numéro.


Si Lyon est le berceau historique du cinéma, pendant des années, Rhône-Alpes a été la deuxième région française (après l’Ile-de-France) en termes de production et de localisation des tournages [1].

La région décline également toute une filière “cinéma et audiovisuel”, de la formation à la diffusion, avec un nombre significatif de salles de ciné, de festivals mais aussi de chaînes de TV, de lieux de tournage... Sa position, elle la doit à ses antécédents et à la démarche innovante du Conseil régional qui, dès 1990, se lançait dans le soutien à la production cinématographique aux côtés de Roger Planchon, via un outil inédit : Rhône-Alpes Cinéma [2].

Cependant la situation n’est pas aussi rose et comme le mentionne Anne Joly et Claire Pourprix dans leur article : pour le cinéma en Rhône-Alpes, « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » et les études sur la santé du secteur se succèdent les unes aux autres. Juin 2004 : la Chambre régionale des comptes rend son rapport d’observations concernant Rhône-Alpes Cinéma.

À peine un semestre plus tard, étude sur la position et le rôle de Rhône-Alpes dans les filières cinéma et audiovisuel. En fin d’année, Marc Guidoni, qui vient de racheter le Cœmedia, à Lyon, et de créer une société de production, Fondivina, présentait son projet Camera (Cinéma et audiovisuel dans la métropole lyonnaise et en Rhône-Alpes) pour identifier, valoriser et développer les secteurs de l’image via la création d’une agence.

Et ce, un mois avant que ne paraisse l’étude commandée par le Grand Lyon à l’Opale (Observatoire partenarial lyonnais en économie). Tout cela parce que la Région veut revoir sa politique en la matière, parce qu’il faut également prendre en considération la télévision, parce que les outils d’accompagnement des productions ne satisfont plus totalement en l’état, parce que l’avènement du numérique, parce la deuxième région de tournage cinéma et fiction en 2004 est la région PACA, et parce que le secteur est polymorphe, atomisé, dispersé géographiquement.

Ce n’est pas l’existence de Rhône-Alpes Cinéma qui est remise en cause mais plutôt son mode de fonctionnement. La structure consacre environ 3 millions d’euros par an (apportés par elle-même, la Région et l’État, via le CNC) à une dizaine de films, et se trouve accusée d’opacité dans ses choix. Certains professionnels locaux lui reprochent aussi de subventionner des tournages qui n’impliquent pas spécialement de compétences régionales. Gregory Faes, le directeur de la structure, s’en défend et insiste sur le fait que les productions dépensent en région une fois et demi ce que RAC leur avons alloué.

Reste que Bernadette Laclais, vice-présidente à la Région, chargée de la culture, estime que le temps est venu d’adapter la structure d’un point de vue juridique. Et ce, pour qu’elle rembourse effectivement, avec les recettes dégagées, les sommes qu’elle reçoit de la Région (à titre d’avance), plutôt que de procéder par compensation, d’une année sur l’autre, comme elle a coutume de le faire depuis sa création.

En outre, la Région élargit son champ d’intervention à l’audiovisuel et au court métrage, auxquels elle pourrait apporter (avec le CNC) près d’1,5 million d’euros par an. Il est donc question d’organiser ces secteurs - soit environ 5 000 emplois - en filière. L’enjeu étant de réussir à déterminer un projet collectif afin que Rhône-Alpes se positionne parmi les régions qui comptent en matière de ciné et d’audiovisuel. La question suivante étant de savoir qui pourra, voudra ou saura animer ce projet...

D’après l’enquêe d’Anne Joly et Claire Pourprix du magazine Entreprises en Rhônes-Alpes.

L’intégralité du dossier et des sujets rattachés sont accessibles sur le site Entreprise en Rhône-Alpes


Cinéchiffres

Depuis 1991, Rhône-Alpes Cinéma a injecté 38,18 millions d’euros (dont 25,4 issus de la Région et du CNC) dans 128 films. En 2003, on enregistrait 67,5 semaines de tournages en Rhône-Alpes (499 en Ile-de-France ; 54,5 en Provence-Alpes-Côte d’Azur), soit quinze films, dont vingt-deux ont bénéficié d’une aide régionale à la production. Le montant de l’aide régionale à la semaine de tournage de long métrage est le plus élevé de France : 60 100 euros.

La Région est n° 1 en matière de production audiovisuelle (359 heures, soit 44,1 % des programmes tournés hors Ile-de-France) et de production de programmes de spectacle vivant (150 heures ; 72,5 % des programmes régionaux). En 2004, la Région a consacré 5 millions d’euros au cinéma et à l’audiovisuel (aides aux professionnels de la création, de la diffusion, de la production, aux festivals...).

JéM
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